Trois réglages, un seul but : la bonne quantité de lumière sur le capteur. Tu connais déjà deux pièces du puzzle depuis le chapitre 1 — le diaphragme et l'obturateur. Il en manque une troisième, l'ISO, et surtout la façon dont les trois travaillent ensemble, comme les côtés d'un même triangle.
L'ISO ne fonctionne pas comme le diaphragme ou l'obturateur : il ne change rien à la quantité de lumière physique qui entre dans l'appareil. Il amplifie électroniquement, après coup, le signal que le capteur a reçu — un peu comme monter le volume d'une radio mal captée : le son devient plus fort, mais les grésillements aussi.
ISO bas (100, 200) donne un signal propre, mais suppose déjà assez de lumière réelle. ISO haut (3200, 6400, plus) permet de photographier dans une salle sombre sans flash — au prix d'un grain, ou « bruit », de plus en plus visible.
Ouverture, vitesse et ISO forment un triangle : chacun peut, seul, rendre une photo plus claire ou plus sombre. Mais chacun a aussi un effet secondaire bien à lui, qui n'a rien à voir avec la luminosité. Choisir tes réglages, c'est arbitrer entre ces trois effets secondaires, pas juste viser « assez de lumière ».
Essaie par toi-même : clique sur chaque réglage pour changer sa valeur, et regarde ce qui se passe sur la jauge d'exposition — et sur les effets secondaires, juste à côté.
Trois questions éclair pour ancrer ce que tu viens de lire.
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